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L'Ontario présente des forces dans toutes les industries culturelles

Table des matières

Bien que le terme général « secteur de la création » englobe les industries créatives et les industries connexes, le présent cadre vise les six industries culturelles de l'Ontario, dont la production cinématographique et télévisuelle, la musique, l'édition de livres, la publication de magazines, les médias numériques interactifs et le théâtre commercial. Ces six industries culturelles forment un sousensemble du « secteur producteur de contenu », représenté à la figure 1.

Les entreprises qui appartiennent à ces six industries culturelles mettent au point, produisent et commercialisent des produits dont la valeur réside dans leurs droits de propriété intellectuelle (PI). Malgré le fait que ces six industries créatives soient reconnues pour fonctionner de façon entièrement indépendante, on observe une convergence et une interaction accrues grâce aux nouvelles plateformes numériques qui agissent comme des dénominateurs communs tant sur le plan de la production que de la livraison des produits créatifs.

Le secteur de la création de l'Ontario, qui, dans l'industrie du divertissement, se distingue de nombreux pays dans le monde, a toujours visé l'excellence et détient une expertise dans l'ensemble des industries culturelles.

L'industrie de la musique en Ontario traverse actuellement une période de transformation. À mesure que les sources de revenus traditionnelles déclinent (c.-à-d. la vente de disques), de nouvelles avenues commencent à poindre. L'industrie de la musique, qui est probablement l'industrie qui distribue depuis le plus longtemps son contenu par voie numérique, commence maintenant à exploiter les médias numériques (Internet et portables) comme moyen viable de production de revenus. Dans ce contexte, l'industrie ontarienne de la musique se tourne vers les droits musicaux, les présentations en direct, le marchandisage et d'autres sources de revenus pour combler les pertes de revenus. Quoiqu'ils ne soient pas d'une envergure aussi grande que dans l'industrie de la musique, des changements importants surviennent actuellement dans l'industrie ontarienne de l'édition de livres en raison de l'adoption des technologies numériques. Les marchés et les modèles d'entreprise traditionnels continuent de générer la plus grande part des revenus (qui croissent lentement), mais l'Internet et les technologies numériques modifient tous les éléments de la chaîne de valeur de l'édition de livres. Les éditeurs de l'Ontario, qui sont continuellement à la recherche de ressources financières, ont du mal à composer avec les changements qui exigent des investissements substantiels, dont l'embauche d'employés dotés de nouvelles compétences. Si les éditeurs ontariens arrivent à traverser cette période de transition avec succès, l'industrie ontarienne de l'édition de livres en anglais demeurera l'une des plus concurrentielles sur la scène mondiale.

L'industrie ontarienne des médias numériques interactifs est caractérisée par des changements quasi constants, notamment l'« allégement » des plateformes (c.-à-d. qu'on vise les appareils portables et les autres dispositifs de poche), et le marché émergent des intergiciels (c.-à-d. les dispositifs physiques pour jeux vidéo ou les outils de portabilité). L'enquête Canadian Interactive Industry Profile de 2008 a établi la présence de quelque 950 à 1 050 entreprises de médias numériques interactifs en Ontario, lesquelles emploient directement plus de 16 000 personnes et génèrent un revenu annuel brut de 1,3 à 1,5 milliard de dollars. La principale source de revenus de l'industrie ontarienne des médias interactifs (39,2 % des revenus) provient de la conception et du développement de jeux vidéo. La grande catégorie « divertissement et arts » de l'industrie des médias numériques interactifs (qui comprend les jeux vidéo ainsi que la création de produits de divertissement multiplateformes) équivaut à 45,5 % de l'activité totale de ce secteur. Une part de 9,6 % des revenus provient des produits de simulation et des programmes de formation interactive, tandis qu'un autre 8 % est directement tiré de la conception et du développement de logiciels.

L'industrie ontarienne de la production cinématographique et télévisuelle a été assez stable au cours des dernières années et les gains tirés des productions ontariennes augmentent à un taux plus rapide que la croissance des services aux productions étrangères. Même si les volumes de production cinématographique et télévisuelle varient d'année en année, cette industrie est davantage exposée aux fluctuations cycliques. Au cours des dernières années, on a observé des fluctuations alors que des changements importants sont survenus dans l'industrie de la radiodiffusion dans son ensemble ainsi que dans le marché de certains genres de production, comme les dramatiques scénarisées. L'Ontario s'emploie à faire en sorte que l'industrie demeure concurrentielle en apportant des améliorations aux crédits d'impôt destinés à la production cinématographique et télévisuelle.

L'industrie ontarienne de la publication de magazines est l'un des éléments les plus stables du secteur de la création. Elle accapare une grande part du marché provincial et dispose d'un bilan financier relativement solide. Son succès est en partie attribuable au fait qu'elle peut compter sur une main-d'oeuvre hautement qualifiée afin de répondre aux besoins des divers marchés à créneaux. Grâce à l'afflux croissant de contenus sur Internet, les lecteurs canadiens peuvent maintenant avoir accès aux publications étrangères qui étaient autrefois inaccessibles, provoquant ainsi une intensification de la concurrence entre les maisons d'édition de magazines. Le faible niveau de rentabilité des maisons d'édition ontariennes constitue également un obstacle à son adaptation au paysage numérique en constante évolution.

Bien que la plupart des théâtres en Ontario soient des salles de spectacles sans but lucratif, celles-ci dépendent néanmoins en grande partie des revenus commerciaux tirés de la vente de billets. Cependant, plus ou moins 80 % de la base du revenu de l'industrie provient de gros théâtres commerciaux comme Mirvish Productions et Dancap Productions10. L'industrie est concentrée à Toronto, à Niagara-on-the- Lake et à Stratford, et ces endroits comptent beaucoup sur le tourisme culturel pour se constituer des auditoires. L'industrie est donc sensible aux fluctuations connues par le secteur du tourisme (p. ex., résultant d'une hausse du dollar canadien ou d'un effondrement de l'économie américaine). Cela dit, les théâtres torontois n'ont cessé de croître au chapitre des recettes depuis 200611.

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