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La croissance du secteur de la création de l'Ontario : les débouchés actuels

Table des matières

Figure 5: Opportunities for Ontario

D'énormes possibilités se présentent au secteur ontarien de la création d'accroître la part qu'il détient sur le vaste marché mondial en pleine croissance. Celui-ci pourrait bien voir l'ensemble de ses industries créatives se hisser parmi les meilleures au monde. En outre, le secteur de la création pourrait constituer un pivot essentiel permettant à l'économie ontarienne de sortir du récent ralentissement économique et d'accéder à l'économie émergente de demain, c'est-àdire l'économie du savoir.

Deux domaines particuliers offrent à l'Ontario la possibilité d'accélérer la croissance du secteur de la création et de l'économie provinciale dans son ensemble. Ces deux domaines sont décrits ci-dessous.

Les médias numériques : changer la donne

Les médias numériques ne forment pas forcément une gamme ou une catégorie de produits distincte, mais regroupent plutôt de nombreuses activités liées à la distribution numérique et la monétisation possible du contenu. Bien qu'ils comptent pour seulement environ 5 % des secteurs mondiaux du divertissement et de la création, les médias numériques constituent un important segment de toutes les industries créatives et de loin celui connaissant la croissance la plus rapide. À l'instar du développement de logiciels, les médias numériques permettent de dégager une marge importante de profit.

À l'échelle mondiale, les revenus tirés des médias numériques et des technologies mobiles se sont chiffrés à quelque 65 milliards de dollars en 2006 et ce montant devrait presque doubler en deux ans (2008), pour atteindre plus de 111 milliards de dollars15. La croissance qu'enregistrent les médias numériques est en grande partie imputable à la transition vers le numérique : les industries employant des données analogiques, telles que l'édition, la production et la télévision, se tournent vers la distribution numérique et la gestion des actifs. Ceux-ci entraînent également l'apparition de formes entièrement nouvelles de contenu, avec les possibilités qui leur sont associées, comme le contenu généré par les utilisateurs, les jeux en ligne massivement multijoueur et les médias sociaux (p. ex., Facebook apps, Twitter). C'est avec la dernière génération de plateformes que le secteur ontarien de la création devrait connaître ses plus grands bouleversements, sa plus forte croissance et ses meilleurs débouchés (principalement les consoles de jeux vidéo, les appareils mobiles et l'Internet, surtout en raison de la migration des franchises existantes vers de nouveaux réseaux de vente numériques). Les médias numériques interactifs sont un marché que le secteur de la création de l'Ontario devra aborder de façon stratégique s'il souhaite demeurer compétitif.

Encadré 5 : Étude de cas de nGen
Située à St. Catharines, dans la région de Niagara, nGen est un « nouvel incubateur pour les médias » qui crée des occasions d'affaires et renforce les capacités dans l'industrie des médias interactifs. Faisant fond sur le succès remporté par le développeur de jeux Silicon Knights et solidifiant les liens existant dans l'industrie, nGen a pour objectif d'aider la région à stimuler la croissance de l'industrie des médias interactifs, à maintenir en poste les talents ainsi qu'à créer et à exploiter des propriétés intellectuelles.
Le Fonds de partenariats pour le secteur du divertissement et de la création de la SODIMO présente l'une des principales sources de financement pour nGen (245 000 $ en 2007). nGen s'est renflouée à la suite de ses coûts de démarrage estimés à 560 000 $, grâce aux contributions des contribuables de St. Catharines et des partenaires de l'entreprise.
Les sept partenaires du projet sont les suivants : l'Université Brock, le Collège Niagara, la ville de St. Catharines, la Niagara Economic Development Corporation, la Niagara Enterprise Agency, l'Interactive Ontario et l'entreprise de jeux vidéo Silicon Knights. nGen tire parti de ces relations en mettant en oeuvre des projets menés en collaboration, dont un jeu sur téléphone mobile dela guerre de 1812 et Noise in Niagara, un site Web et un magazine de musique qui permettent aux musiciens locaux de faire la promotion de leurs spectacles et aux étudiants en journalisme d'écrire des critiques.

Les améliorations constantes

Malgré les nouveaux segments de croissance, comme les médias numériques, le besoin de continuer à développer les industries culturelles traditionnelles de l'Ontario demeure. Le secteur de la création de l'Ontario présente des forces dans toutes les industries culturelles, un atout essentiel qui fait défaut chez la plupart des autres provinces ou pays. Les industries culturelles traditionnelles – comme la production cinématographique et télévisuelle, la musique, le théâtre et l'édition – comptent pour une grande part du PIB du secteur de la création de l'Ontario et disposent de produits et de compétences fondamentales pouvant fournir du contenu aux médias numériques en plus d'être des activités profitables en soi. Il est possible d'améliorer les industries créatives de trois façons précises.

  • Une infrastructure de soutien bien développée (c.-à-dire physique, organisationnelle et financière)
  • L'accroissement de la part détenue dans le marché national
  • L'élargissement des marchés d'exportation

Ces activités ont été la pierre angulaire de la réussite du secteur de la création dans le passé, et la contribution de celles-ci au PIB du secteur continuera, dans un avenir prévisible, à constituer une grande part du gâteau.

Les industries culturelles de l'Ontario doivent continuer à améliorer la qualité et l'efficacité de leurs activités actuelles, de la production qui leur est associée, ainsi que de leurs processus, de leurs compétences essentielles, de leurs aptitudes, de leur personnel et de leur infrastructure. Ces améliorations sont non seulement indispensables pour que les industries réussissent à percer le marché mondial, mais également pour soutenir la réussite déjà connue à ce jour.

Les améliorations continuelles incitent les entreprises innovantes, créant de nouvelles formes de contenu et de nouvelles façons d'en retirer des avantages pécuniaires, à se prévaloir de l'« avantage du précurseur » et à pénétrer de nouveaux marchés.

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